Cancaleet ses huîtres, Paimpol et ses cocos, Guéméné et son andouille, avec ses produits de la mer, de la terre et ses élevages, la cuisine bretonne n'en a pas fini de nous ensorceler. - Meilleures recettes - Page 36 . Evoquer la cuisine bretonne, c'est parler de cuisine authentique. Entre terre et mer, la région du biniou nous offre une variété de recettes riches et uniques en Soizicsert à ses convives une soupe au pain et un kig ha farz ; les enfants, plus empressés que jamais, se précipitent vers leurs sabots pour y trouver tantôt une belle pomme ou une orange, tantôt un petit jésus en sucre ou pour les plus chanceux, un sucre d’orge. Les conversations reprennent de plus belle Côtéterre, essayez le chotten ou choten (costé-pen en breton), spécialité charcutière ancestrale, à base de tête de porc, le robuste ragoût bigouden de chou accompagné d'une oreille, queue, pieds de porc frais, saucisses et saucisson fumé, ou encore le Kig ha farz du Léon, sorte de pot au feu servi avec un pâté de farine de blé noir cuit dans un sac en toile. Mettezla pâte dans un sac de toile que vous ficellerez avec le plus grand soin. Pour le farz blanc, mélangez la farine avec le sucre et les oeufs. Ajoutez-y la crème fraîche en mélangeant en continu. Délayez avec le lait et pourle farz : 250 g Farine de blé noir (sarrasin) 70 g Beurre demi-sel 10 cl Lait 100 g Crème 1 Oeuf 1 cuil. à café Sucre 100 g Raisins secs de Smyrne Presse Citron-Barret / Photocuisine Astuces Ilte faut un tissus assez épais et suffisament serré pour que le far ne s'évade pas. Bien, sur, il faut que ça soit un tissus qui supporte la chaleur, du coton par exemple. J'utilise un sac fait à partir d'une chemise )). Bizzz Mélo Show more Suffit de faire une recherche sur la base Découvrez60 recettes incontournables tout droit venues de la Bretagne, spécialement conçues pour votre robot : crème de chou-fleur, rillettes de sardines aux algues, kig-ha-farz, artichauts farcis, moules au cidre, gratin de pommes de terre au lait ribot, crèmes au caramel au beurre salé. Nombre de points: 160 Larecette du kig ha farz n'existe pas et ne peut pas exister, car il y a autant de recettes qu'il y a de Léonards. Chacun vous donnera la sienne qui est forcément la meilleure. Matériel minimum requis : Un fait-tout Une source de chaleur disponible au moins 4 heures Un sac de toile épaisse pas neuf (usagé) Un bout de ficelle Emportezvotre kig ha farz ! Le kig ha farz se met en boite, dégustez-le à emporter ! au Puits de Jeanne à Plouégat-Moysan; la Conserverie la Chikolodenn fabrique son propre kig ha farz et vend sur place à Carantec. Il est aussi vendu à L’Air du Temps et la boutique « Les 4 saisons ». Kigha farz. Le kig ha farz est une spécialité régionale originaire du Léon, région située à l’ouest de Morlaix et au nord de Brest, en Basse-Bretagne. Son nom signifie littéralement en breton « viande et far ». Cette recette typique fut autrefois considérée comme la nourriture du pauvre. Sorte de « pot-au-feu breton », elle se démarque par l’utilisation d’une pâte à FSDGRXS. Kig ha farz Le kig ha farz est une spécialité bretonne originaire du Léon, dans le Finistère. Kig signifie "viande, chair" et "farz" veut dire farine. Préparation 20 minutes Cuisson 2 heures Ingrédients - 500 g de farine de sarrasin - 125 g de beurre - un pot 20 cl de crème fraîche - quatre œufs - trois cuillerées de sucre facultatif - une cuillerée de sel fin - 200 g de petits raisins - trois-quarts de litre de lait entier - 1 kg de petit salé Réalisation du Kig ha farz Préparer un sac de grosse toile serrée de 30 X 20 centimètres. Le mettre à tremper et l'essorer. Mélanger tous les ingrédients à la cuillère de bois la farine d'abord, avec un peu de lait; ajouter le beurre fondu en pommade, les œufs battus en omelette, la crème, le sucre, le sel, les raisins et le reste du lait. Mettre la pâte dans le sac, nouer mettre deux ficelles pour la sécurité en laissant un peu de vide de manière à ce que le farz puisse gonfler. Plonger le sac vivement dans l'eau bouillante trois litres environ, où vous mettez un morceau de petit salé de 1,5 livre à un kilo et un morceau de pot-au-feu jarret désossé ou mieux du gîte, plus aisé à découper en tranches. On peut, si l'on préfère, cuire le pot-au-feu à part, avec les légumes et le gîte, le farz avec le lard dans une autre marmite. Compter deux heures de cuisson. Sortir le sac. Laisser reposer de cinq à 10 minutes pour pouvoir rouler sans se brûler les doigts la pâte dans le sac et l'émietter. Le farz sort alors comme du sable, bruzunog » comme on dit à Saint-Renan. Voici la recette du fameux kig ha farz », un plat breton monumental, pour une dizaine de personnes. Plus de cinq heures de cuisson mais une préparation plutôt simple. Il vous faut donc pour ce plat, une marmite géante, des sacs à farz, une brouette de légumes et une dizaine de convives… Nine a eu la gentillesse d’accepter de me donner sa recette et de la publier ici pour notre plus grand plaisir. Même si ce n’est pas un plat que l’on peut faire trop souvent chez soi, il est vraiment agréable à préparer à plusieurs et de discuter tout en épluchant les légumes. Je vous présente donc Nine qui nous donne donc ses explications pour ce plat gargantuesque. Avant de commencer la préparation, je me suis aventuré à lui poser quelques questions! Bernard Nine, raconte nous un peu qui t’a transmis cette recette de kig ha farz? » Nine Alors cette recette me vient de ma grand-mère qui tenait une petite crêperie et qui nous recevait une fois par mois, dans une grande famille, pour le kig ha farz. B Et où en Bretagne? » N À Brest, à Lambezellec, pour les bretons qui connaissent, en bas du bourg. C’était un grand repas de famille et tout le monde mettait la main à la pâte, les femmes étaient à la cuisine, les hommes papotaient. » B Donc tu cuisines le kig ha farz depuis longtemps? » N Oui depuis toute petite, enfant, j’ai l’habitude de cuisiner ce plat! » B Et tu transmets autour de toi cette recette? » N Oui je fais cette recette assez souvent à mes enfants, pour les amis, à la famille. B Pour ceux qui ne connaissent pas ce que cela veut dire, peux tu nous nous traduire kig ha farz? » N Cela signifie viande avec far et far vient en fait de farine. » B Y-a t-il plusieurs façons de préparer le kig ha farz? N » Oh oui bien sûr à mon avis il y a plusieurs façons de le préparer. Il y a des variations régionales, familiales. Celui-ci est plutôt un kig ha farz du Léon. Après bien sûr dans chaque famille il y a des variantes que l’on se transmet de générations en générations. Grand mères, mères, filles… Mais c’est toujours sensiblement la même chose. Je pense que les ingrédients sont presque les mêmes. On peut mettre du jarret du porc et la palette en plus du jarret de boeuf. Certains mettent du jarret de porc à la place de la palette. Mais c’est sensiblement la même chose, un gros pot au feu avec du far. » B Et toi à côté de ça, tu réalises des crêpes depuis toujours également? » N Les crêpes je suis née dedans! Je maitrise bien les crêpes. Ma grand mère était donc crêpière, ma maman était crêpière, mes frères font des crêpes, toute ma famille cuisine des crêpes. J’ai le bilig à la maison, on a toutes les recettes de crêpes que l’on se passe depuis la grand mère. » B Qu’est ce qui t’a plu dans l’idée de mettre le kig ha farz sur mon site? » N Bien cette recette, c’est quand même ma petite enfance, c’est la famille, les frères, les soeurs, les cousins, c’est vraiment familial. C’est le coeur. Je pense que c’est ça. » B Tu as beaucoup voyagé. Est ce que le kig ha farz a le même goût loin de la Bretagne, ou est-il meilleur en ici? » Nine a habité dans plusieurs pays pendant de nombreuses années. N Et bien le préparer loin de la Bretagne, c’est difficile car on ne trouve pas facilement les ingrédients. On ne trouve pas la palette salée, il y a beaucoup de choses que tu ne trouves pas ailleurs qu’en Bretagne, enfin dans les pays étrangers car je pense qu’en France on peut trouver ça. J’ai habité à Tahiti et on ne trouve pas la palette… À la réunion, la palette salée n’existe pas. Donc c’est difficile, ce n’est pas la même saveur! » Recette du Kig ha farz pour 10 à 12 personnes -2 jarrets de boeuf de 900g chacun -1 palette de porc demi-sel de 1400g -1 saucisse de Morteaux de 400g -6 poireaux -12 carottes -1 chou blanc -10 navets -1 oignon piqué de 2 clous de girofle -1 cuillerée à soupe rase de gros sel Lipig on peut mettre moins d’oignons, mais c’est terriblement délicieux comme ça! -12 oignons -300g de beurre demi-sel -1 cuillerée à café de sel Far blanc -250g de farine de froment -50g de sucre -4 oeufs -250ml de lait demi-écrémé -1/2 cuillerée à café de sel Far noir -335g de farine de blé noir -20g de farine de froment -1 oeuf -100g de saindoux -300ml de bouillon de cuisson -250ml de lait demi-écrémé -1/2 cuillerée à café de sel Commencer par réunir les ingrédients. Ce qui nécessitera sans doute une brouette! Plus sérieusement, il est important de choisir de eaux légumes pour cette recette. Tous ceux que l’on voit ici, viennent d’une ferme dans le Finistère nord. Des carottes de sable, de beaux oignons, des pommes de terre inimitables… Pour la viande, il faut choisir également le meilleur. On voit ici la saucisse de Morteaux, les jarrets de boeuf et la palette de porc. Il faut tout d’abord enlever le maximum de gras dans la palette de porc. C’est en effet ce gras qi va donner beaucoup de mousse et donc de travail par la suite. Il faut se procurer la marmite la plus grande que l’on peut trouver. On voit bien la taille de cette marmite, surtout quand on voit Nine à côté! Verser de l’eau jusqu’à un peu plus que la moitié de la capacité de cette gigantesque marmite. Mettre la palette dégraissée et les jarrets. Chauffer la marmite sur feu fort vu la quantité, il ne faut pas hésiter à bien chauffer!. Avec une écumoire, débarrasser la mousse qui se forme en surface. Pendant ce temps, préparer les légumes. Couper et la ver les poireaux. Couper pour séparer le blanc de la fane des poireaux. Ficeler les blancs ensemble et les fanes ensemble également. Éplucher les carottes, les navets. Au bout d’une heure, ajouter le chou vert entier. Il n’y a pas besoin de le couper. Mais également les carottes… Les navets… Et les fanes de poireaux, mais pas les blancs! Piquer un oignon avec deux clous de girofle. Et l’ajouter dans le bouillon. Fermer et laisser cuire sur le feu pendant deux heures avant d’ajouter les sacs de farz. Préparer pendant ce temps le lipig qui prend à peu près une heure. Éplucher et couper en petits morceaux les oignons. Mettre le beurre dans une large poêle nous avons cuit le lipig dans un wok, ce qui s’est avéré très pratique. Le faire cuire sur feu doux pour le faire fondre parfaitement. Ajouter les oignons. Et laisser cuire doucement en raclant doucement et régulièrement le fond pour éviter que les oignons ne collent. Les oignons vont doucement mais sûrement caraméliser. Jusqu’à donner le fameux lipig. On le voit pas forcément, mais c’est bien gras comme il faut! Quand le lipig est presque terminé, enlever les yeux » de graisse dans le bouillon. Cela peut paraitre surprenant de dégraisser d’un côté pour mettre plein de beurre de l’autre, mais il ne faut pas oublier que l’on va boire le bouillon! Et c’est plus agréable de boire un liquide sans gras tout de même! Par contre, il est vrai que l’on va se rattraper généreusement avec le beurre sur les farz! On voit bien que l’on peut enlever pas mal de gras sur la surface du bouillon. Trois verres ont été enlevés. Préparer maintenant les farz. D’un côté le far noir. Mettre la farine de blé noir et la farine de froment dans une terrine. Ajouter l’oeuf. et mélanger un peu. Mettre le saindoux dans un bol et ajouter le bouillon bien chaud. Mélanger pour faire fondre le saindoux. Ajouter le bouillon sur la farine. Puis battre avec un fouet manuel. Ajouter le sel et le lait. Verser la pâte dans un sac à far. Bien ficeler le sac et le mettre dans le bouillon. En même temps que le sac, ajouter les blancs de poireaux. Faire la même chose avec le far blanc et procéder comme une pâte à crêpe classique. Ajouter la saucisse de Morteaux. Laisser cuire deux heures de plus… Une heure avant de servir le kig ha farz » ajouter les pommes de terre épluchées non coupées. Le kig ha farz cuit donc encore une heure avec les pommes de terre juste pour être clair!. Pour le service, verser le bouillon dans une soupière. On voit bien que le bouillon a pris une belle couleur et qu’il n’est presque pas gras! On le sert en général avec des croûtons de pains juste passé au four. Et là on peut commencer à savourer le repas! En commençant avec un ou deux bols de bouillon… Puis on rentre dans le vif du sujet avec les farz. Il suffit d’enlever les sacs et de sortir les farz avec précaution. Puis de les couper en tranches. Les deux sont autant délicieux l’un que l’autre. Réchauffer le lipig. Et sortir la viande que l’on coupera avant de servir elle se coupe à la cuiller!. Sortir les légumes de la marmite en faisant de ne pas se brûler car c’est très chaud. Il ne reste plus qu’à prendre un peu de tout dans son assiette… Et de ne pas oublier de se servir généreusement de lipig bien chaud avec ses oignons caramélisés. Facile, oui, aucune difficulté dans la réalisation d’un kig ha farz, la réussite est assurée. C’est le principe qui compte. Vous pouvez très bien adapter la viande, ajouter du bœuf, pourquoi pas du mouton… Mais le réaliser est quand même une aventure ! Commençons par le commencement, mais vous pouvez aussi aller directement à la recette. Non, ce n’est pas du kikafarce ! Kig ha farz, c’est de la langue bretonne, voici la traduction kig signifie viande, farz signifie far ou pâte, ha signifie et. Viande et far, c’est aussi simple que ça. Le kig ha farz connaît deux origines géographiques le Léon, région côtière du Nord-Finistère, et l’île de Sein. On en trouve une variante sans légumes dans le petit Trégor, où on l’appelait plus volontiers farz sac’h far en sac. Et à propos de variantes, on dit qu’il existe autant de kig ha farz que de clochers en Léon ! Far noir, far blanc, bœuf et/ou cochon, avec ou sans lipig, précédé ou non de la soupe, suivi ou non du far sucré en dessert… Mais on le répète, le kig ha farz est un principe de cuisson, c’est plutôt facile et chacun pour l’arranger à sa sauce sans qu’il y ait sacrilège ! Kig ? traduction la viande Le choix des viandes est important. Elles vont cuire longtemps dans le bouillon. Le jarret et la palette de porc demi-sel sont des valeurs sûres. Le lard est conseillé. Des saucisses peuvent aussi permettre de varier les plaisirs mais est-ce nécessaire ? Certains y ajoutent du bœuf, des morceaux à braiser bien sûr, c’est le moment de penser à la joue et à la queue de bœuf. On peut très bien envisager un kig ha farz au bœuf pour ceux qui ne mangent pas de porc. On voit aussi de l’os à moelle, pour conforter l’idée de pot-au-feu breton ». C’est une complication qui ne s’impose pas pour le kig ha farz, déjà riche en saveurs. La viande de mouton ? On vous l’avoue, on n’a jamais essayé, mais l’idée semble cohérente. En revanche, la volaille ne semble pas adaptée à ces cuissons longues destinées à parfumer le bouillon qui va cuire le far. Les ingrédients du kig ha farzLes légumes On l’a vu, la recette de farz sac’h du Trégor ne comportait pas de légumes. Sans doute l’idée d’en rajouter pour enrichir le plat en vitamines, fibres et sels minéraux est-elle venue plus tardivement. Bonne idée les légumes apportent aussi de la saveur et une légèreté plutôt bienvenue. Les légumes les mieux adaptés sont l’oignon, le chou vert, la carotte, le navet, le poireau. Le céleri peut apporter du parfum. Certains jugent indispensable d’y mettre un peu de rutabaga. Un kig ha farz végétarien ? Oui, le kig ha farz végétarien est tout-à-fait envisageable. Peut-être pas végan, car il semble difficile de se passer de beurre et de crème pour obtenir un bon far. Le far, ou plutôt les fars L’originalité du kig ha farz, c’est le far noir, c’est-à-dire le far de blé noir sarrasin. Mais il y a des inconditionnel du far blanc, qui vient en complément du far noir. Vous suivez toujours ? On explique. Le far noir On prépare donc une pâte de farine de sarrasin, que l’on va verser dans un sac de toile, que l’on va immerger dans le bouillon. Au bout de deux heures, c’est cuit. Le far noir bruzhuné » émietté On émiette alors le far, en roulant le sac. Ça donne le far noir. Cette façon de préparer le sarrasin magnifie sa saveur. Cela ne ressemble à rien d’autre. C’est fabuleux. Oui, à Cuisine à l’Ouest, on aime le far noir. Le far blanc On le prépare avec de la farine de froment, il cuit également en sac dans le bouillon. On le sort du sac, il est compact c’est le gluten qui fait cet effet, on le coupe en tranches. Mouais… pas mal, mais à notre avis un peu superflu et sans grand intérêt par rapport au far noir. Vous avez bien lu ? Alors vous savez qu’il vous faut un sac, voire deux sacs si vous tenez vraiment à faire du far blanc. Alors, c’est quoi, ce sac ? Bah, tout bêtement un sac de toile de lin ou de coton. On peut le faire avec un torchon si on est bon couturier. Une bonne ficelle conviendra pour bien fermer le sac lors de la cuisson pas de chichis, pas de cordon dans des passants, pas d’ourlet coulissant, ça ne ferme pas suffisamment. On trouve aussi des sacs tout faits, et même Cuisine à l’Ouest en vend, visitez notre boutique. Comment laver le sac à kig ha farz Votre sac durera longtemps si vous l’entretenez correctement. Ne le laissez surtout pas moisir ! Tout de suite après usage, c’est-à-dire après démoulage, retournez votre sac, brossez-le sous un filet d’eau pour enlever toutes traces de far, laissez-le tremper dans un peu d’eau tiède, puis brossez-le à nouveau. Faites-le bien sécher avant de le ranger. Ne le mettez jamais à la lessive, il prendrait le goût de savon ! La marmite Vous avez vu la taille du sac ? Faut de la place dans la casserole, surtout si vous avez cédé à la tentation de mettre tout plein de viande, un gros chou, des carottes, un rutabaga, stop, stop, y’a plus d’place ! Bon, vous avez compris, il vous faut une grande marmite. Non, plus grande. Encore plus grande… On peut se tirer d’affaire avec deux marmites une pour la viande, on l’on cuira le far, une pour les légumes. Réchauffer le kig ha farz Et voilà, vous avez fait le plein de marmites, vous les avez remplies de légumes et de viandes, il va vous en rester, du kig ha farz ! Mais alors, ça peut se réchauffer ? Bien sûr, sans problème. Les légumes et la viande dans leur jus, à feu doux. Le far noir à la poêle, avec un peu de beurre, il deviendra un peu croustillant. La recette du kig ha farz dans le livre 10 recettes inspirées par la Bretagne La recette du kig ha farz figure dans notre livre Best of de Cuisine à l’Ouest. C’est la même que celle qui vous est donnée ci-dessous. C’est un petit cadeau sympa qui vous permettra de montrer votre sympathie pour la Bretagne, c’est un plus par les temps qui courent 🙂 Allez, on y va, voici le pas-à-pas Nous avons réalisé une version simple du kig ha farz uniquement de la viande de porc, un seul récipient de cuisson, uniquement du far noir. C’est facile, c’est inratable, et c’est un délice !Prévoyez tout de même une demi-journée de préparation et de cuisson… Imprimer Le kig ha farz, c'est facile ! Préparation 1 hCuisson 3 h Portions 6 gros mangeurs La potée1,5 kg palette de porc demi-sel indispensable500 g jarret de porc indispensable1 morceau lard facultatif6 saucisses facultatif1/2 chou vert ou blanc 6 carottes3 poireaux2 oignonsnavets, rutabagas… facultatifLe far500 g farine de sarrasin1 verre lait3 œufs40 cl crème fraîche200 g beurre fonduSel Faites dessaler la palette et le jarret si nécessaire quelques heures dans de l’eau froide, que l’on change deux ou trois fois.Mettez les viandes dans un grand faitout. Remplissez d’eau froide aux trois-quarts. Allumez le feu, couvrez. À ébullition, baissez le feu pour maintenir un petit bouillon pendant deux heures. Ça vous laisse largement le temps de préparer les légumes. Épluchez, un petit fagot en liant avec une ficelle les verts de poireau d’une part, les blancs de poireau d’autre part. Cette opération a pour but d’éviter de retrouver des fils de poireaux mélangés à l’ensemble. En principe. Mais bon, on vous l’avoue franchement chez nous, ça ne marche pas, le poireau réussit tout de même à s’échapper. Réservez tous ces légumes préparés, vous les mettrez dans le bouillon tout à l'heure. Vous avez encore le temps de préparer le farz. Mélangez les ingrédients farine, œufs, beurre fondu, crème, lait. Dans n’importe quel ordre, avec le sarrasin ça marche toujours. N'oubliez pas le sel. Vous obtenez une pâte liquide mais assez le sac. Une astuce pour ne pas en mettre partout mettez le sac dans un vase ou un récipient du même genre, retroussez largement l’ouverture, et hop, allez-y. Il va maintenant falloir le fermer, ce sac. Attention à ne pas laisser de poche d’air dans le sac, mais laissez tout de même de l’espace pour que votre far puisse gonfler. Normalement, une bonne heure s'est passée. Jetez un œil à votre casserole de viande il doit y avoir un peu d’écume, enlevez-la. Si vous trouvez qu’il y a trop de gras en surface, enlevez-le mettez les légumes dans la casserole de viande. Puis débrouillez-vous pour y caser le sac. Pas fastoche, il faut remonter un peu la viande, écarter doucement les légumes, appuyer sur le sac pour qu’il coule, puis remettre tant bien que mal le couvercle. Votre faitout doit être près de déborder, à notre humble avis, attention à ne pas vous brûler ! Laissez cuire à petits bouillons pendant deux heures. De temps en temps, retournez le sac, pour que la cuisson soit le sac, laissez-le refroidir un peu. Puis roulez-le sur une planche en appuyant légèrement de la main vidéo Ainsi, le far va s’émietter. Ce travail ne doit pas être parfait un des charmes du farz, c’est sa granulométrie variable, et même la présence de pouloud. Voilà ! vous pouvez apporter le tout sur la table, chacun se servira tour à tour ou en même temps de bouillon, de légumes et de viandes. Et le lipig ? Ah oui, le lipig ? C’est une sauce au beurre et à l’oignon ou à l’échalote, il y a plusieurs écoles, on peut s’en passer, cela fera un repas plus léger mais quand même délicieux. C’est une recette à part, on vous la fera un de ces jours. >> D'autres recettes avec ces ingrédients kig ha farz