Chezles Lepic, c'est simple : on croit Ă  la discipline et aux valeurs enseignĂ©es depuis des siĂšcles dans les bonnes familles françaises. Chez les Bouley, on est plutĂŽt partisan de l'ouverture et du dialogue entre gĂ©nĂ©rations. Et dans les deux cas, c'est la catastrophe : les enfants Lepic demandant un peu plus de libertĂ©, les enfants Bouley n'Ă©tant pas loin de rĂ©clamer un peu plus d ï»żFaispas ci, fais pas ça Saisons 1 Ă  9 Coffret DVD - DVD Zone 2 Thierry Bizot Anne Giafferi Isabelle GĂ©linas Bruno Salomone ValĂ©rie Bonneton Guillaume De Tonquedec Yaniss Lespert Patrick Bruel Alexandra Gentil AnĂ©mone Mathilda May Pascal LĂ©gitimus Tiphaine Haas NotĂ©/5 : Achetez CI Fais Pas CA Saison 1 au meilleur prix : SĂ©ries TV Livraison gratuite dĂšs 25€ Choisir vos prĂ©fĂ©rences en matiĂšre de cookies. Nous utilisons des cookies et des outils similaires qui sont nĂ©cessaires pour vous permettre d'effectuer des achats, pour amĂ©liorer votre expĂ©rience d'achat et fournir nos services, comme dĂ©taillĂ© dans notre Avis sur les cookies. Nous LILLUSTRARIUM BD, une librairie du rĂ©seau Canal BD : Fais Pas Ci, Fais Pas Ca COFFRETFAIS PAS CI FAIS PAS CA - SAISONS 1 A 9 + EPISODE SPECIAL NOEL Bruno Salomone 195 DVD 6 offres Ă  partir de 48,49 € Fais pas ci, fais pas ça - Saison 8 Bruno Salomone 87 DVD 10 offres Ă  partir de 5,34 € Les Enfants de la RĂ©sistance - Tome 7 - TombĂ©s du ciel Dugomier 389 BrochĂ© 18 offres Ă  partir de 9,50 € DVD FAIS-PAS CI, FAI Bruno Salomone Regardezla vidĂ©o "Fais pas ci fais pas ça : premiĂšres rĂ©vĂ©lations sur la saison 8" de la sĂ©rie Fais pas ci, fais pas ça sur AlloCinĂ© AvisspontanĂ© Avis postĂ© le 21 mars 2011, dont l'origine n'a pas pu ĂȘtre contrĂŽlĂ©e une excellente ambiance Fais pas ci fais pas ça est une excellente compilation qui plaĂźt Ă  toutes les gĂ©nĂ©rations; trĂšs bon choix de morceaux que l'on ne trouve plus si facilement et que l'on a adorĂ©s.Ambiance joyeuse assurĂ©e.Merci Ă  ceux qui Moinsde deux ans aprĂšs la fin de la sĂ©rie, "Fais pas ci, fais pas ça" pourrait faire son retour Ă  la tĂ©lĂ©vision, comme l'a rĂ©vĂ©lĂ© son producteur Emmanuel Chain dans une interview. uh5jVq. Livres 5 minutes Ă  lire PubliĂ© le 27/06/22 Partager Planche 1 de Par Toutatis ! », de Lewis Trondheim. L’Association L’auteur des aventures de Lapinot s’empare de l’univers de Goscinny et d’Uderzo. Dans “Par Toutatis !”, qui vient de sortir chez L’Association, Romains, pirates et potion magique orchestrent une rĂ©jouissante parodie. Un peu cruelle aussi. Entretien. Et si Lapinot, personnage emblĂ©matique de l’Ɠuvre de Lewis Trondheim, Ă©tait propulsĂ© dans le village gaulois d’AstĂ©rix et ObĂ©lix ? S’il Ă©tait le seul Ă  pouvoir empĂȘcher un faux Toutatis bardĂ© d’idĂ©aux de voler le secret de la potion magique ? Dans une parodie jubilatoire Par Toutatis !, Ă©d. L’Association, l’auteur reconstitue Ă  sa maniĂšre l’univers créé par Goscinny et Uderzo. Ici, le sang gicle quand ObĂ©lix fiche une beigne aux Romains. Et les pirates, sur leur bateau, finissent encore plus mal que d’habitude
 Une lecture assez jouissive, Ă©maillĂ©e de jeux de mots drĂŽles et vaseux surtout sur la Bretagne. L’artiste s’en explique, Ă©voquant aussi les risques juridiques qu’il encourt. Pourquoi revisiter l’univers d’AstĂ©rix, prĂšs de vingt ans aprĂšs L’AccĂ©lĂ©rateur atomique, oĂč vous rendiez hommage Ă  Spirou et Fantasio ? Il y a deux ans, Ă  55 ans, je me suis dit que ça faisait bien longtemps que je n’avais pas Ă©crit d’album sur la base d’une idĂ©e dĂ©bile. Dans le temps, j’avais rĂ©alisĂ© un livre de cent pages muettes avec une mouche qui se promĂšne La Mouche. J’avais aussi fait une bagarre de cape et d’épĂ©e qui s’étirait sur cent quarante pages Mildiou. Ou encore trente pages comportant chacune soixante-dix minicases muettes Mister O, avec un personnage qui veut sauter au-dessus d’un prĂ©cipice
 Mais lĂ , rien depuis longtemps. Comme si l’ñge faisait que je n’allais pas gĂącher huit mois de ma vie pour une bĂȘtise. Alors je me suis ressaisi et j’ai cherchĂ© une idĂ©e trĂšs bĂȘte. Et j’ai repensĂ© Ă  un fax que j’avais envoyĂ© en 1996 Ă  Guy Vidal, mon Ă©diteur chez Dargaud Ă  l’époque. Un petit dessin avec ObĂ©lix en animal et Lapinot portant le costume d’AstĂ©rix. Il m’avait gentiment rĂ©pondu avec son accent marseillais Rrrrhhhoooo, Lewis
 » Il faut dire que c’était juste aprĂšs que Dargaud avait perdu en cassation le droit de publier AstĂ©rix. Donc ça a Ă©tĂ© non. Jusqu’à il y a deux ans, oĂč dans mon esprit d’étudiant farceur est remontĂ© ce souvenir. Mais comment faire ? La parodie est autorisĂ©e en France. Ok. Donc faisons une parodie ! Lewis Trondheim “2020, l’annĂ©e de la BD. Et en 2021, l’annĂ©e de la carotte ?” Quel rapport avez-vous aux aventures du petit Gaulois et de l’enveloppĂ© ? Mon pĂšre Ă©tait libraire. J’avais le droit de piocher dans le rayon BD Ă  condition de ne pas ouvrir les albums Ă  plus de 45 degrĂ©s pour ne pas les abĂźmer et qu’ils puissent ĂȘtre toujours vendus. Mais son offre BD Ă©tait maigre dans les annĂ©es 1970. Tintin, AstĂ©rix, Lucky Luke
 Les classiques
 Donc je les lisais ainsi, et pas Ă  l’heure du goĂ»ter pour Ă©viter aussi d’y laisser tomber des miettes de pain au chocolat. Mon souvenir le plus prĂ©gnant est avec Le Domaine des dieux. Deux pages sont collĂ©es entre elles. Donc je glisse mon pouce en dessous et je le fais glisser tout du long pour dĂ©tacher les feuilles. Le papier me tranche la palme entre le pouce et l’index. Je hurle. Ma mĂšre arrive avec du Mercurochrome, m’en badigeonne largement la plaie et me met un pansement. Puis ça me dĂ©mange, on dĂ©couvre moult boutons et cloques et le mĂ©decin conclut Ă  une allergie au Mercurochrome. Pour moi, Le Domaine des dieux Ă©tait maudit. Je ne l’ai lu que vingt ans plus tard. Mais oui, j’apprĂ©cie les aventures d’AstĂ©rix et ObĂ©lix. ObĂ©lix est forcĂ©ment plus touchant qu’AstĂ©rix qui, lui, est plus monolithique et classique au niveau du caractĂšre. J’aime la camaraderie entre les deux personnages, les situations, les structures scĂ©naristiques, le dessin
 Je suis moins fan des jeux de mots et de l’intĂ©gration de caricatures de gens cĂ©lĂšbres comme Laurel et Hardy, Lino Ventura, Pierre Tchernia
 Ça me faisait sortir de l’histoire. Je ne comprenais pas ce qu’ils faisaient lĂ . “Le camp de Babaorum, c’était une tannĂ©e Ă  faire avec ses tentes alignĂ©es.” Quel regard portez-vous sur le travail de Goscinny et sur celui d’Uderzo ? Goscinny Ă©tait un raconteur d’histoires hors pair. Avec un sens de l’humour et de la dĂ©rision bien aiguisĂ©. Je regardais avidement l’émission tĂ©lĂ© qu’il animait vers 1975. Et je dĂ©vorais aussi Le Petit Nicolas et Iznogoud. Quant Ă  Uderzo, quel dessinateur ! J’étais trĂšs triste pour lui quand j’avais appris qu’il avait une sorte d’arthrose qui lui rigidifiait les doigts et qu’il devait user de mille stratagĂšmes pour continuer Ă  tenir ses crayons et pinceaux. Quelle astuce scĂ©naristique avez-vous trouvĂ©e pour propulser Lapinot et son ami Richard en Gaule ? Au dĂ©but de l’album, Lapinot se retrouve dans les habits d’AstĂ©rix et tout le monde le prend pour AstĂ©rix. Il a beau montrer ses pieds qui chaussent du 88 et ses grandes oreilles, rien n’y fait. Il croit Ă  une farce, Ă  un tournage, mais non. Il est bien dans l’univers d’AstĂ©rix. On comprend par la suite qu’il existe une machine pour se projeter dans les univers fictionnels. Mais pour que ces mondes de fiction puissent exister, avoir une rĂ©alitĂ©, il y a une sorte de translation qui les oblige Ă  devenir rĂ©alistes. Et ça tombe bien, car AstĂ©rix est une parodie de la guerre des Gaules de Jules CĂ©sar. Comment faire une parodie de parodie, sinon en rebasculant dans le rĂ©alisme ? La bĂ©dĂ©thĂšque idĂ©ale 167 Lewis Trondheim ressort Lapinot de son chapeau Pourquoi ce choix de montrer la violence avec plus d’acuitĂ©, le sang des Romains – et leur mort – quand ils reçoivent des baffes ? Je trouvais amusant de choquer Lapinot avec ça. Il croit qu’en buvant de la potion magique il va donner des coups de poing aux Romains et que ceux-ci vont se retrouver perchĂ©s dans les arbres en laissant leurs sandales sur place. Or non. Dans un univers rĂ©aliste, si on devient super fort, on explose nos adversaires, leurs tĂȘtes volent, et c’est pas beau Ă  voir. D’ailleurs Lapinot, mĂ©dusĂ© par ces morts et ce sang, ne comprend pas. Il demande Ă  ObĂ©lix ce qui se passe et celui-ci rĂ©pond avec tout son bon sens Bah
 c’est la guerre. » Quels Ă©taient pour vous les passages obligĂ©s de l’univers astĂ©rixien ? Il fallait le village, la fabrication de potion magique, les patrouilles romaines dans la forĂȘt, le camp de Babaorum et les pirates. Ça ne m’intĂ©ressait pas de les faire partir dans un pays Ă©tranger. Mais je voulais quand mĂȘme une vraie aventure. Une fois que Lapinot comprend qu’il est rĂ©ellement dans l’univers d’AstĂ©rix, il fallait une vraie intrigue, que j’ai trouvĂ©e avec un personnage qui est au village et qui se fait passer pour Toutatis afin d’obtenir le secret de la potion magique. “J’ai le luxe de pouvoir faire des BD comme je veux.” Quel plaisir particulier avez-vous pris Ă  rĂ©aliser ce livre ? Ne pas dessiner d’immeubles, de vĂ©los, de Twingo, c’était agrĂ©able. Par contre, le camp de Babaorum, c’était une tannĂ©e Ă  faire avec ses tentes alignĂ©es. Comment avez-vous abordĂ© le trait ? J’ai dessinĂ© comme d’habitude, en essayant de mettre des truffes et des oreilles en haut du crĂąne aux personnages pour les animaliser. Je n’ai pas rencontrĂ© de difficultĂ© particuliĂšre, j’avais toute la documentation avec mes albums d’AstĂ©rix. Avez-vous demandĂ© une autorisation aux Ă©ditions Albert RenĂ©, la maison officielle d’AstĂ©rix ? Je les ai avertis, par politesse. Et j’ai sorti l’album une annĂ©e oĂč il n’y avait pas de nouveau livre d’AstĂ©rix. Dans les archives de “TĂ©lĂ©rama” Albert Uderzo et AstĂ©rix, son idĂ©e fixe 6 minutes Ă  lire Quelles Ă©taient les contraintes juridiques ? Il fallait ĂȘtre vraiment dans la parodie, le pastiche. Mais aussi ne pas crĂ©er un parasitage, c’est-Ă -dire que des lecteurs n’achĂštent pas mon album en pensant que c’est un nouvel AstĂ©rix. Quoi qu’il en soit, une fois que j’avais dĂ©marrĂ©, je savais que je ferais tout l’album. MĂȘme s’il Ă©tait interdit de vente, mon but Ă©tait seulement de l’écrire, peu importait qu’il soit lu ou non. J’ai le luxe de pouvoir faire des BD comme je veux, sans ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© tant que ça m’amuse de les faire. L’avocat de L’Association a lu l’album et nous a dit que nous Ă©tions bien dans le domaine du pastiche. Je suppose qu’un avocat ne dirait pas quelque chose comme ça Ă  la lĂ©gĂšre. Un boulanger ou un bistrotier, peut-ĂȘtre, mais pas un avocat
 Je sais aussi que de nombreux Ă©diteurs vont scruter de prĂšs ce qui va se passer. À la fois pour potentiellement s’engouffrer dans cette brĂšche avec les personnages des autres, mais aussi en craignant que leurs concurrents ne fassent de mĂȘme avec leurs licences. OĂč en est votre projet d’un Tintin avec le scĂ©nariste BenoĂźt Peeters ? Il sortira comme prĂ©vu en 2054 lorsque Tintin tombera dans le domaine public. Ça va ĂȘtre un beau foutoir cette annĂ©e-lĂ . L’Association À lire Par Toutatis !, de Lewis Trondheim, Ă©d. L’Association, 48 p., 14 €. BD – La bĂ©dĂ©thĂšque idĂ©ale l'actualitĂ© de la bande dessinĂ©e par TĂ©lĂ©rama AstĂ©rix Bande DessinĂ©e Partager Contribuer Bonjour Ă  toutes, Je souhaiterais vous parler d'une artiste que j'ai dĂ©couvert au grĂ© de mes pĂ©rĂ©grinations entre la France et la Belgique. Coup de cƓur total ! Voici son site pour ceux qui seraient pressĂ©s de savoir pourquoi l'artiste vaudrait le dĂ©tour. Il s'agit de Bladsczyck-Radziwill. L'artiste est installĂ©e depuis peu de temps 2017 dans la banlieue de valenciennes 30 km au sud, dans un village qui se nomme Fontaine-au-bois. Je l'ai dĂ©couverte par hasard en passant devant sa maison. Ce que j'y ai trouvĂ© est absolument extraordinaire. MalgrĂ© mes efforts pour rester informĂ©e sur la peinture contemporaine et aprĂšs bien des dĂ©ceptions, je me demande si je suis rĂ©ellement bien informĂ©e, s'il est possible de rencontrer au dĂ©tour d'un chemin une artiste comme Zuleika Bladsczyck-Radziwill qui vont sur leur chemin presque encore dans le secret. Est-ce qu'il faut que je les dĂ©couvre tous un par un et par hasard ?! C'est dingue. Bouh ! N'y pensons plus. Zuleika a connu un dĂ©but de carriĂšre de peintre dans les annĂ©es 90 c'est pas facile de la faire parler d'elle. Elle a exposĂ© dans de nombreuses places Ă  Paris, Londres et New-York Peers, Saatchi and Saatchi, Match, Evert, New Art..., Moscou, Milan, Lausanne... vu sur son site et puis s'est arrĂȘtĂ©e pendant presque vingt ans pour travailler dans le secteur de la haute couture. En 2013 elle revient complĂštement Ă  la peinture. Elle rĂ©alise aussi des sculptures, des dessins, des collages, et des tapisseries ! Aujourd'hui elle est Ă  100% dans ce travail et elle produit beaucoup, vraiment beaucoup. De tout, sur tout, du format timbre poste au trĂšs grand format 10m sur 5m. Si vous passez la voir son atelier est ouvert aux visites 7 jours sur 7, l'aprĂšs-midi demandez-lui de vous montrer ses tapisseries. Vous n'allez pas le croire. Je crois qu'elle va monter bientĂŽt comme une flĂšche. DĂšs qu'elle aura fait des rencontres dĂ©terminantes sur le marchĂ©. Je me suis dit que j'allais l'aider modestement. Dans quelques annĂ©es je ne pourrai plus rien lui acheter. Si vous voulez acheter c'est maintenant. Ce n'est pas un conseil. Ne lui achetez rien, dans quinze ans j'aurai tout raflĂ© Ă  condition qu'elle s'arrĂȘte de peindre maintenant, parce qu'Ă  son rythme d'une vingtaine d'Ɠuvres par mois je n'en verrai jamais la fin. Vous dĂ©couvrirez quelqu'un de trĂšs trĂšs intĂ©ressant. Elle m'a beaucoup Ă©mue. C'est une grande dame de la peinture contemporaine. Je vous la prĂȘte seulement, vous me la rendez ensuite, ok ? Yo ! PubliĂ© le vendredi 29 mars 2019 Ă  06h43 Jean-Jacques SempĂ© dans son domicile parisien en octobre 2015 Le Petit Nicolas a 60 ans ! Le petit personnage est nĂ© sous la forme qu'on lui connait en mars 1959, dans les pages de Sud-Ouest puis celles du magazine Pilote, sous la plume de RenĂ© Goscinny et le crayon de SempĂ©. Ce dernier se rappelle pour nous de cette naissance bien particuliĂšre... FRANCE INTER Les enfants d'aujourd'hui continuent Ă  aimer ce petit personnage, autant que leurs aĂźnĂ©s. Cela vous Ă©tonne ? JEAN-JACQUES SEMPÉ Oui mais ça me fait plaisir, en mĂȘme temps. C'est sympathique ! Je dĂ©plore la disparition de mon copain RenĂ© Goscinny, qui serait ravi de voir qu'on lit toujours ce qu'il a Ă©crit. À l'Ă©poque, je voulais faire des rĂ©cits, par-ci par-lĂ , mais pas de bande dessinĂ©e, parce que je n'aime pas ça. J'ai horreur de rentrer dans des cases ; je ne sais pas pourquoi, il me faut de l'air autour du dessin. L'Ă©diteur du Moustique, un journal belge dans lequel je faisais des dessins humoristiques du Petit Nicolas, classiques, avec une lĂ©gende, m'a demandĂ© de faire une bande dessinĂ©e. Moi, je lui ai dit que je ne savais pas en faire, et RenĂ© Goscinny m'a dit ne t'inquiĂšte pas, tu as un personnage tout trouvĂ©, le Petit Nicolas. J'ai rĂ©pondu Ă©coute, tu le fais, tu l'Ă©cris... et moi je ferai les dessins. À partir de lĂ , je n'avais plus qu'Ă  suivre ! Avec RenĂ© Goscinny, vous avez Ă©tĂ© vous-mĂȘmes deux petits garnements, comme le Petit Nicolas ? Surtout moi ! RenĂ© Ă©tait plus sage que moi, beaucoup plus sage. Je ne sais pas si tous les enfants ont envie d'ĂȘtre le Petit Nicolas, ils ont peut-ĂȘtre envie de se bagarrer... mais sans se faire mal dans le Petit Nicolas, quand les gosses se bagarrent, ils ne se font jamais mal. Et pourtant, un marron, ça fait trĂšs trĂšs mal ! Enfant, je gigotais tout le temps. Mais ces histoires, ce ne sont pas des souvenirs ce sont des impressions, une façon de voir ou de raconter les choses. Une fĂȘte est organisĂ©e ce week-end pour les 60 ans du Petit Nicolas vous les avez vu passer, toutes ces dĂ©cennies ? Pas du tout. Je me demande mĂȘme comment cela a Ă©tĂ© possible... Je suis trĂšs touchĂ©. C'est impressionnant, vous savez ! Dans le mĂ©tier que je fais, on est en principe tout seul. Alors quand vous rencontrez des gens qui vous permettent de ne plus vous sentir tout seul, c'est trĂšs agrĂ©able. Vous n'en avez jamais assez qu'on vous parle de ce personnage ? Ça dĂ©pend de la façon dont on m'en parle. Si l'on m'en parle d'une façon gentille, ou si l'on me dit "vous ĂȘtes Ă  la limite du gĂątisme et vous vous complaisez dans des histoires de petits gosses"... Bon, ça, on ne me le dit pas, mais on pourrait me le dire !